Photovoltaïque en masse : pourquoi cela ne peut pas fonctionner

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Explication de notre ami Eric Van Vaerenbergh exprimé tout simplement sur Internet. Le raisonnement est simple : tous les panneaux fonctionnent en même temps. D’où la saturation du réseau.
Article posté le 07/04/2023
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Le nombre de propriétaires d’installations photovoltaïques (PV) qui se plaignent d’avoir leur onduleur qui se met en sécurité par présence d’une surtension (+- > 250V) et donc qui ne renvoie par l’énergie produite sur le réseau, ne fait qu’augmenter.
Toutes les parties concernées (gestionnaire du réseau et installateurs des PV) se renvoient les responsabilités en profitant de l’ignorance collective des citoyens.
Cette surtension vient évidemment de quelque part et précisément de la loi d’ohm.
U(V) = Z (ohm) x I (A)
U = Tension (Volt)
Z = Impédance (Ohm)
I = Courant (Ampère)
Que se passe-t-il concrètement sur le réseau électrique ?
L’impédance Z est fixe et non modifiable, car les canalisations électriques entre la « maison et la station/poste Haute Tension / Basse Tension » qui délivre l’énergie électrique ne changent pas.
En d’autres mots, les sections de cuivre et/ou d’aluminium utilisées dans les âmes des canalisations électriques de distribution n’augmentent pas ou ne diminuent pas sensiblement. Ce n’est pas réglable, cela reste fixe et imposé.
Les PV produisant de l’énergie en la réinjectant sur le réseau font circuler un courant « de la maison vers le poste de distribution ».
Le PV étant producteur que quand il y a du soleil, toutes les productions d’un quartier/rue sont injectées en même temps.
Le passage du courant produit par les panneaux photovoltaïques dans les différentes canalisations concernées et sur la/les canalisations communes, va générer une chute de tension sur les longueurs des canalisations concernées et parcourues par la somme des courants impliqués.
Cette chute tension générée (pouvant être une somme de chutes de tension différentes fonction des sections des canalisations) va venir s’ajouter à la « tension de base » du réseau électrique.
En d’autres mots, si le réseau sans courant (à vide) est à 230V et que la somme des courants issus des productions photovoltaïques génère une chute de tension totale de 20V, la tension du réseau peut monter à 250V, ce qui est +- le seuil de mise en sécurité.
Les seuils acceptables pour les réseaux à basse tension et les équipements sont de +-10%, soit 253V (Source: EN 50160 et EN 60038) et + 10 % / – 15 % pour des réseaux non interconnectés à des réseaux de transport.
Au-delà de ce seuil, les équipements peuvent subir de graves endommagements.
Une solution pour diminuer ces chutes de tension est de diminuer l’impédance Z, cela revient à augmenter les sections des canalisations électriques sur le réseau du gestionnaire de distribution en plus des sections en sortie des onduleurs.
On peut imaginer rappidement les modifications et les prix colossaux pour les citoyens que cela représente.
N’oublions pas de rappeler l’augmentation des ressources que cela va générer alors que nous devons les économiser.
Alors qu’il y a de bien meilleures solutions, on fonce tête baissée, piloté par de l’idéologie et des incitants financiers escrologiques. »