Non à l’usine PV de Belâbre et pire encore à Sainte-Gemme
A ce jour (le 10 avril 2026) l’enquête publique pour le projet de Belâbre a commencé. Merci de donner votre avis à l’adresse mail du commissaire enquêteur ddt-ep-belabre@indre.gouv.fr
vous avez jusque au 13 mai.
15Ha sacrifiés par l’industrie asiatique photovoltaïque, c’est 15Ha de trop 15Ha qui vont détruire la biodiversité, participer au renchérissement du prix de l’énergie électrique et des denrées alimentaires, et aggraver encore les émissions de CO2 dans l’atmosphère.
Sachez que pire est à venir à Sainte-Gemme où là on est sur une autre échelle 48Ha, nous vous tiendrons informés ensuite.
L’administration du PNR de la Brenne, comme Indre Nature et comme le CPIE, toutes brillent par leur absence sur ces sujets cruciaux pour la biodiversité, nous vous engageons à prendre note de cela, lorsque vous verrez des publicités pour leurs évènements biodiversité.
Nos amis de Garder le Vivant ont fait une déposition à cette EP ddt-ep-belabre@indre.gouv.fr, la voici:
Contribution F3E-Garder le Vivant aux commissaires enquêteurs
Nous exprimons notre opposition ferme au projet d’implantation d’usines ENRi au sein du Parc naturel régional de la Brenne, territoire reconnu pour la richesse exceptionnelle de sa biodiversité et la singularité de ses paysages.
Présenté comme une réponse à l’urgence climatique, ce projet soulève pourtant de graves contradictions écologiques. L’industrialisation d’un espace naturel aussi fragile constitue une atteinte directe aux équilibres environnementaux locaux : destruction et fragmentation des habitats, perturbation des couloirs de migration, risques accrus pour les espèces protégées, notamment les oiseaux et les chauves-souris.
Au-delà de ces impacts immédiats, il est essentiel de questionner le bilan carbone global de telles installations. La fabrication, le transport, l’installation et le démantèlement des éoliennes impliquent une consommation importante de ressources, souvent importées, et génèrent une empreinte carbone loin d’être négligeable (Eolien lié au Gaz, PV lié au Gaz). Dans un site à haute valeur écologique, cette artificialisation lourde interroge sur la cohérence réelle du projet au regard des objectifs climatiques.
La Brenne n’est pas un territoire ordinaire : elle constitue un patrimoine naturel d’intérêt national et européen, dont la préservation devrait primer sur toute logique d’exploitation industrielle, même sous couvert de transition énergétique. Protéger ces espaces, c’est aussi lutter contre le dérèglement climatique, en conservant des puits de carbone naturels et des écosystèmes résilients.
Nous appelons donc à reconsidérer ce projet et à privilégier des solutions énergétiques réellement compatibles avec la protection des milieux naturels, en orientant les efforts vers des zones déjà artificialisées ou des approches de sobriété énergétique.
Parce que l’écologie ne peut être à géométrie variable, nous refusons qu’au nom du climat, on sacrifie l’un de ses territoires les plus précieux. Nous rappelons également que le préfet BREDIN avait signalé officiellement que l’Indre avait déjà atteint ses objectifs en matière d’ENR lors de l’enquête publique de parc éolien de Buzançais !. A part du business financier dans le quoi qu’il en coûte, ou est l’intérêt d’un tel projet ?
Recevez, nos sincères salutations.
F3E-Garder le Vivant
